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Présentation du pays

Présentation du pays

La république de Guinée est un pays tropical dont les atouts naturels et culturels en font un paradis touristique. Elle laisse aux visiteurs une impression profonde faite d’un mélange d’admiration et d’émerveillement.

Sur près de 250 000 KM2 elle apparaît comme une synthèse de tout l’ouest africain. A côté les merveilles de la nature ici et là à travers le pays, des vestiges se dressent encore pour témoigner quelques fragments d’un passé exaltant.

Avec le premier comptoir français fondé en 1714, le littoral alors appelé côte des rivières du sud fût le cadre d’un important trafic d’esclaves, d’or, d’ivoire et de denrées précieuses. En 1889, le premier Gouverneur colonial le docteur Eugène Noël Balay s’installe à Conakry dont il fit la capitale des rivières du sud sous la dépendance du Gouverneur général de l’A.O.F. à saint Louis au Sénégal.

La pénétration coloniale se heurte à plusieurs foyers de résistance à travers le pays. 1898 marque un jalon important de la conquête avec l’arrestation et la déportation au Gabon de l’empereur de Wassoulou l’Almami Samory Touré. Alors, à partir de 1903, la Guinée comprise entre les frontières actuelles devenait une entité administrative coloniale française.

Après 60 années de colonisation, la Guinée proclame son indépendance le 2 octobre 1958. Avec le changement de régime politique en avril 1984, la libre entreprise devient une réalité, aussi le tourisme renaît et augure des perspectives optimistes et radieuses.

La population de la Guinée estimée à plus de 11 millions d’habitants, forme un ensemble cosmopolite de groupe ethniques dont la diversité est l’un des atouts majeurs de la richesse de son patrimoine culturel. A 85 % musulmane, 10 % chrétienne, elle est occupée à près de 80 % par le secteur rural.

Depuis quelques années, le taux de mortalité a baissé grâce aux progrès dans les installations sanitaires et la couverture médicale de la population. Dans ce domaine, modernité et tradition se côtoient. La médecine traditionnelle encore pratiquée dans les villages, obtient parfois des résultats appréciables.

Toutes les institutions sont laïques et la langue officielle est le Français. Presque tous les villages possèdent leur école. Des centres d’enseignements professionnels et deux grandes universités forment les cadres du pays. En milieu musulman, l’école coranique est largement pratiquée, ce qui réduit le taux d’analphabétisme officiellement admis.

La Guinée se compose de quatre régions naturelles distinctes aux contrastes surprenants. A Chacune d’elle correspondant des types de relief, de climat, de faune, de flore, de fragments d’histoire, de rythme, de tradition populaire et de génie culturel propre à la République de Guinée.

La Guinée maritime ou Basse Guinée : A faible altitude est une étroite bande côtière qui s’étend de la côte atlantique au premier contrefort du massif du Fouta Djalon. Tout le long de la côte des eaux tièdes et transparentes baignent des kilomètres de plage au sable fin et argenté. Des îles au paysage idyllique apportent au tableau féerique de cette région un charme particulier.

Dans un environnement agréable sur plus de 7 Km de sable fin la brise marine et la végétation luxuriante en font un site paradisiaque. La Basse Guinée avec son climat de mousson (18° – 28°) et sa forte pluviométrie de mai à octobre est le domaine de la mangrove des palmeraies, cocoteraies des plantations d’arbres fruitiers des plaines rizicoles et de larges estuaires pittoresques. C’est aussi le domaine de la pêche surtout artisanal principal fournisseur du marché local en protéine d’origine animal et aussi activité d’appoint des populations côtières. Ce qui témoigne une zone économique exclusive exceptionnelle sur un littoral de 300 Km

La capitale (Conakry) avec une explosion démographique remarquable est devenue une ville cosmopolite où toutes les ethnies sont représentées. Jadis appelée la perle de la côte occidentale d’Afrique, elle se remet peu à peu d’une longue léthargie.

La Moyenne Guinée ou Fouta Djalon : Au paysage beau et au climat doux forme un ensemble de montagnes, de vallées, de plateaux dont l’altitude moyenne dépasse 800 mètres. Au Fouta, la saison sèche est accentuée par l’harmattan qui souffle de décembre à février avec les températures nocturnes descendant en certains endroits jusqu’à 7 ou même 6°. Le Fouta est le domaine des savanes arborées sur les plateaux, des forêts clairsemées sur les flancs des montagnes, des forêts galeries le long des rivières. A Cela s’ajoute partout des arbres fruitiers et quelques essences de pays tempéré comme le sapin.

Avec ses vastes pâturages naturels, le Fouta est propice à l’élevage et à la culture du fonio et du maïs. Véritable château d’eau de l’Afrique occidentale, tous les fleuves côtiers y prennent leur source ainsi que les grands cours d’eau de la sous région tels que le Sénégal, la Gambie, le Crobal et le Tinkisso affluant du Niger. Le Fouta c’est surtout les multiples facettes de la culture peule.

La Haute Guinée : Au climat soudanien sec est une région de forêts arbustives et de savanes herbeuses où domine par endroit le baobab témoin séculaire de tant d’épopée. Le Niger et ses affluents aux merveilleuses légendes constituent le principal réseau hydrographique. C’est une région de plaines rizicoles et de pêche fluviale. La Haute Guinée c’est le lieu des sites tumultueux de l’histoire du mandingue.

La Guinée forestière : Sur près de 13 000 Km2, la Guinée forestière se démarque nettement des 3 autres régions par sa végétation luxuriante, d’arbres géants et ses pluies abondantes presque toute l’année. Les essences industrielles comprennent principalement l’okoumé et l’acajou qui surplombent des plantations de palmiers, caféiers cacaoyers, bananiers, de théiers, de poivriers et de quinquina. Région par excellence des cultures industrielles d’exportation, on y récolte près de 13 000 tonnes de café par an.

La Guinée c’est aussi ses immenses potentialités agricoles et minières qui offrent un cadre idéal d’évasion saine. L’agriculture demeure la première ressource du pays avec 17 % des terres cultivées. La production provient essentiellement de cultures vivrières.

Depuis quelques années, les cultures industrielles et d’exportation ont repris du souffle avec près de 30 000 tonnes de fruits et 30 000 tonnes de coton par an. L’élevage presque entièrement concentré au Fouta et en Haute Guinée est un élément dynamique et important pour le développement de l’agriculture.

Les régions naturelles de la Guinée sont l’écrin d’un trésor minier des plus enviables du continent. A coté de l’uranium, du cobalt et autres minerais non exploités, on évalue les réserves à plus de 13 millions de tonnes de fer, 2/3 des réserves mondiales de bauxite, 50 tonnes d’or et 30 millions de carats de diamant.

Trois sociétés exploitent la bauxite pour 13 millions de tonnes par an. Le secteur minier représente 95 % des exportations dont 87 % pour la bauxite et l’alumine ce qui place la Guinée au second plan mondial des exportateurs d’or rouge après l’Australie.

L’industrie guinéenne dominée par l’agro-alimentaire est concentrée à Conakry et ses alentours. Elle sert quasi exclusivement le marché intérieur. A coté, des petites et moyennes entreprises cherchent à satisfaire les besoins du pays. Le réseau routier s’étend sur environ 14 000 Km dont 2 000 revêtus.

Le principal port commercial à Conakry est né au début des années 1900. Il assure le transport des marchandises diverses à l’importation et à l’exploitation pour environ 5 millions de tonnes par an. Il est aussi port minier avec l’exportation de l’alumine et de la bauxite.

La Guinée dispose de quatre lignes de chemin de fer sur 1047 km. La plus ancienne et commerciale construite au début du 20eme siècle et achevée en 1914  » Le Conakry Niger  » sur 662 Km. Les trois autres sont réservées au transport minier.

La Guinée, c’est cette trilogie : musique, danse et chant qui remonte aux siècles les plus reculés. La Guinée où l’on vient respirer un air sain et plus frais, où l’on vient se reposer et surtout se détendre grâce aux multiples ressources touristiques qu’offrent les paysages variés, les plages accueillantes du littoral, les montagnes et les vallées verdoyantes, la chasse ou la pêche, des sites touristiques enfin bref l’agrément d’une population accueillante aux riches traditions. Pour croire en sa beauté, visitez la Guinée et alors vos souvenirs seront intenses et durables.

LOCALISATION :

Région
Afrique Occidentale

Pays limitrophes
Six pays entourent la Guinée : le Mali au nord et au nord-est, la Côte d’Ivoire à l’est, la Sierra Leone et le Libéria au sud, la Guinée Bissau à l’ouest, et le Sénégal au nord-ouest. Au sud-ouest, la Guinée est bordée par l’Océan Atlantique.

Superficie
245 857 km2.

Comparaison
Pays un peu plus étendu que la Grande Bretagne

Traité de Tordesillas (1494)

Le traité de Tordesillas (voir les extraits ci-dessous) de 1494 du pape Alexandre VI (d’origine espagnole) partageait le Nouveau Monde connu entre les Espagnols (à gauche du méridien) et les Portugais (à droite du méridien), avec pour ligne de partage un méridien nord-sud, d’un pôle à l’autre, localisé à 370 lieues (ou 1770 km) à l’ouest des îles du Cap-Vert; aujourd’hui, le méridien se situerait à 46° 37′ ouest.

Presque toutes les Amériques revenaient à l’Espagne, à l’exception de ce qui allait être le Brésil, tandis que plusieurs territoires côtiers de l’Afrique, du Proche-Orient (Érythrée, Somalie), de l’Asie du Sud (Goa, Colombo, Malacca, Timor) étaient réclamés par le Portugal, à l’exception des Philippines déjà revendiquées par l’Espagne, ainsi que les Canaries (Atlantique).

Avec le temps, de nouvelles bulles papales déplacèrent le méridien de façon à accorder à l’Espagne un contrôle plus important en Asie et de permettre aux Portugais de prendre de l’expansion au Brésil. Lorsque les frontières du Brésil furent définitivement fixées, ce pays se trouva à occuper une très vaste partie du continent sud-américain, bien au-delà des limites fixées à l’origine par le traité de Tordesillas.

À la fin du XVIe siècle, le monopole de l’Espagne et du Portugal fut fortement remis en cause par les autres pays européens, notamment l’Angleterre, la France et la Holande, qui s’employèrent à mettre fin à cette hégémonie dans une grande partie de l’Afrique et dans l’océan Indien.

Voici quelques extraits du traité de 1494:

Ferdinand et Isabelle, par la grâce de Dieu, Roi et Reine de Castille, de Léon, d’Aragon, de Sicile, de Grenade, de Tolède, de Galice […]. Ainsi, son altesse, le sérénissime Roi de Portugal, notre frère bien aimé, nous a dépêché ses ambassadeurs et mandataires […] afin d’établir, de prendre acte et de se mettre d’accord avec nous […] sur ce qui appartient à l’un et à l’autre de l’océan qu’il reste encore à découvrir.

Leurs altesses souhaitent […] que l’on trace et que l’on établisse sur ledit océan une frontière ou une ligne droite, de pôle à pôle, à savoir, du pôle arctique au pôle antarctique, qui soit située du nord au sud […] à trois cent soixante-dix lieues des îles du Cap-Vert vers le ponant […]; tout ce qui jusqu’alors a été découvert ou à l’avenir sera découvert par le Roi de Portugal et ses navires, îles et continent, depuis ladite ligne telle qu’établie ci-dessus, en se dirigeant vers le levant […] appartiendra au Roi de Portugal et à ses successeurs […]. Et ainsi, tout ce qui, îles et continent […], est déjà découvert ou viendra à être découvert par les Roi et Reine de Castille et d’Aragon […], depuis ladite ligne […] en allant vers le couchant […] appartiendra auxdits Roi et Reine de Castille […].

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