La part des nouveaux immigrants de formation tertiaire (hautes écoles ou universités) a augmenté de 36 % en 1997 à 58 % en 2007, soit une croissance deux fois plus élevée que celle que l’on peut observer au sein même de la population suisse. Cette nouvelle immigration entraîne d’une part des effets importants sur la croissance, et d’autre part, stabilise le niveau des salaires et la répartition des revenus en Suisse. Jusqu’au milieu des années nonante, l’immigration était dominée par des travailleurs non qualifiés. Depuis, et en particulier grâce à la libre circulation des personnes avec l’UE, le nombre d’immigrants de formation supérieure ne cesse de croître.

Par leur profil hautement qualifié, ils couvrent le manque d’universitaires sur le marché du travail en Suisse. Par exemple, seuls 17 % des étudiants des universités suisses ont choisi une formation scientifique alors que les scientifiques représentent 35 % des migrants. Ceci explique que la migration d’universitaires est particulièrement importante dans les domaines où des déficits sont constatés. L’étude montre aussi que malgré une immigration forte au cours de ces dernières années, la répartition des revenus, des salaires et de la fortune est restée pratiquement constante. Depuis 1980 et ceci dans presque tous les pays industrialisées, la part du produit national brut progresse au dépens des revenus du travail, alors qu’en Suisse les salaires ont nettement augmentés.

La nouvelle immigration agit contre les inégalités salariales en atténuant les écarts entre personnes, quelque soit leur qualification. Au cours de ces dix dernières années, le rapport entre le 10 % des salaires élevés et des bas salaires s’est ainsi à peine modifié. La nouvelle immigration se distingue aussi par le fait que 70 % des immigrants sont originaires des pays de l’UE/AELE. Leur arrivée en Suisse s’est concentrée dans les régions qui leur sont culturellement les plus proches, ce qui facilite aussi leur intégration.

De 2001 à 2005, les trois quarts de la croissance des emplois sont à mettre au profit de cette immigration. Durant cette même période, les immigrants ont contribué à 27 % des heures travaillées en Suisse. Dans bien des postes clés, ce taux est encore plus élevé. Le livre d’Avenir Suisse décrit pour la première fois la nouvelle immigration sous des aspects économiques, sociaux et politiques. Les opportunités et les risques de cette nouvelle immigration sont analysés par des experts de renom. Ils portent également un regard sur la position de la Suisse face à la concurrence internationale pour attirer ces talents. Le livre sera disponible en allemand auprès des librairies dès le 2 octobre prochain.